Comment sortir de l'émotionnel quand quelqu'un vous empoisonne la vie ?

Je veux partager aujourd’hui avec vous un cadeau inestimable. 

Un outil tout simple qui a changé ma vie en me permettant de me libérer des pensées négatives. 

Il y a des gens qui se complaisent dans la colère. Je n’en fais pas partie. Je déteste cet état et je fais tout pour en sortir au plus vite. Parfois ce n’est pas si simple, et j’ai du mal à m’en défaire.

Qui n’a pas un jour ou l’autre, au travail ou en privé, été irrité par quelqu’un ou une situation qui lui pourrissait la vie?

Et comment faire quand c’est au travail, et qu’on est bien obligé de fonctionner avec ?

J’ai eu ma dose de ce cercle vicieux: au plus je voulais sortir du négatif, au plus je me jugeais de ne pas (encore) avoir réussi à en sortir, et je renforçais le cercle vicieux du ressentiment.

Ce que j’ai compris (à la dure), c’est que quand on en veut vraiment à quelqu’un, pour se libérer de la colère il faut d’abord l’écouter… et juger son prochain peut devenir la première étape pour (re) apprendre à l’aimer (ou au moins à ne plus en souffrir).

Je vous raconte comment ça a marché pour moi.

Ceux qui me connaissent le savent. Je traverse une période de transition, une période douloureuse après la séparation avec le père de ma fille. En même temps j’ai plein de projets qui me tiennent à cœur et que je souhaite vraiment réaliser. Seulement voilà, depuis plusieurs mois j’étais en stand-by, comme engluée dans le négatif.

Je n’arrivais pas à me motiver à avancer dans mes projets, j’étais constamment à la limite, je dormais mal… la colère et des pensées qui m’irritaient me revenaient sans cesse à l’esprit. 

Dans ces conditions, assurer en tant que maman et gérer le quotidien était un challenge épuisant.

On me disait “C’est normal que ce soit difficile. C’est comme ça, il faut laisser le temps faire son effet.” Mais je sentais bien qu’il fallait que je fasse quelque chose avec cette souffrance. Je voulais vraiment aller de l’avant et avancer sur le chemin du pardon. Malgré toute ma bonne volonté, je n’arrivais pas à pardonner vraiment juste en décidant de le faire. Ça ne marche pas comme ça… 

C’est une collègue coach qui m’a mise sur la piste en me suggérant d’essayer la méthode de “The Work” de Katie Byron.

Le soir même j’ai essayé. 

C’est un vrai travail. Ça m’a remuée. Il faut du courage pour poser ses pensées les plus noires sur papier et les regarder en face pour les remettre en question ensuite…

Me croirez-vous si je vous dis que la colère, le ressentiment et toutes ces pensées négatives se sont dissipées, avec légèreté ? Et pourtant c’est le cas.

Ça a vraiment marché pour moi. 

C’est très vite devenu une pratique que j’apprends à répéter à chaque fois qu’un évènement me met en colère, que quelqu’un m’irrite. Et avec la pratique cela devient de plus en plus facile. 

Comment ça marche ?

L’idée est toute simple, mais puissante : la souffrance n’est pas une fatalité, c’est un choix. Si on arrive à identifier les pensées qui nous font souffrir on peut les questionner. Nos pensées ne sont pas des réalités, mais tout simplement le fruit de notre imagination, de notre égo. 

Il ne s’agit pas de les réprimer, mais de les écouter, car elles nous informent sur nous-même. Mais cela ne veut pas dire qu’il faut les prendre pour vérité. En les remettant en question, on peut se libérer de la douleur qu’elles provoquent.

“The work” ou “Le Travail” propose une méthode structurée pour le faire.

J’ai trouvé la structure très utile pour appréhender la matière fuyante et abstraite que sont les pensées. 

Pas besoin d’outils sophistiqués. Il ne faut qu’une feuille et un stylo. 

On commence par coucher sur le papier les pensées qui nous irritent.

Sans filtre, en laissant vraiment s’exprimer sans la censurer notre part critique et jugeante. Pour guider cette phase d’expression et nous aider à exprimer toutes les facettes de nos pensées négatives, Katie Byron met sur son site internet à disposition une feuille de questions traduite en plusieurs langues dont le français. Le fait d’écrire est important, car il permet d’éviter de tricher : une fois les phrases notées, on ne peut plus les déformer. Selon l’auteure de la méthode Katie Byron, cela permet aussi au mental de poser les questions et au cœur d’y répondre.

Une fois les pensées notées sur le papier, on questionne chaque phrase avec toujours les quatre mêmes questions :

  1. Est-ce vrai ?

  2. Puis-je vraiment être absolument certaine que c’est vrai ?

  3. Comment est-ce que je me sens quand je crois à cette pensée ? 

  4. Comment serais-je sans cette pensée ?

Ensuite, on “renverse” chaque phrase par son contraire, ou en inversant les sujets.

“il est méchant avec moi” peut devenir “il n’est pas méchant avec moi”, “Je suis méchante avec lui”, etc…. il s’agit ici d’essayer toutes les combinaisons pour sentir celles qui résonnent. Et diriger son attention sur le ressenti. 

A chaque fois qu’on fait “Le Travail”, on grandit, car le plus souvent nos pensées, lorsqu’elles sont dirigées sur les autres, nous informent sur nous-même. La souffrance, c’est le signe d’un manque d’alignement de ces pensées qui ne nous correspondent pas et se heurtent à notre nature et nos valeurs.

Le plus simple c’est d’essayer. Nous avons tous au moins une situation en tête ou quelqu’un qui nous irrite. Alors la prochaine fois que ça vous arrive, prenez un papier et un crayon !

Toutes les informations, des tutoriels en vidéo ou écrits sont disponibles sur “The Work”. Tout est gratuit.

C’était un tel cadeau que la vie m’a mise sur le chemin que je suis curieuse de savoir si vous trouverez cela aussi magique que moi.

Si vous essayez la méthode, partagez comment cela aura marché pour vous en laissant un commentaire ci-dessous. Et surtout n’hésitez pas à en parler autour de vous !

Et pour ceux qui le souhaitent, je suis devenue totalement fan et j’intègre maintenant “Le Travail” dans ma pratique - je serais honorée de vous accompagner dans Le Travail au cours d’une session de coaching

Je vous remercie de me lire, et vous souhaite tout le meilleur,

XXX

Céline

Photo de Matthew T Rader